L a t I . t U D e 5 O

COoPERatiOnS

Nous collaborons avec Le Stampia, Pôle Culturel des Baladins du Miroir dédié aux arts en itinérance situé à Jodoigne (Be), pour l’accueil de résidences longues durées et de projets itinérants. Dans le cadre de ces résidences croisées au Stampia, les candidatures sont à rentrer à Latitude 50 mais les compagnies sont soumises aux modalités d’accueil du Stampia.

Devenirs ASBL est un organisme d’insertion socio-professionnelle (OISP) qui assure la formation de stagiaires demandeurs d’emploi afin de leur permettre d’acquérir des compétences générales et techniques.
Latitude 50 accueille des compagnies en résidence et poursuit un objectif d’aide à la création.
Ensemble, ils proposent aux stagiaires une découverte de métiers techniques et offrent ainsi aux artistes du secteur des arts du cirque et de la rue une aide à la réalisation de leurs décors.

L’aide à la création de décors est uniquement proposée aux compagnies en résidence à Latitude 50. Conditions et informations complémentaires sur la page Atelier décors.

Focus sur les partenaires et les projets de Latitude 50 formant les artistes de demain et peut-être futurs résidents marchinois.

L’Ecole de Cirque de Marchin existe depuis 2000. Elle accueille chaque semaine plus de 600 enfants dès 3 ans, adolescents et adultes pour des ateliers de cirque, trapèze, tissu aérien, jeu d’acteur, acrogym, clown, acroyoga, circomotricité et handicirque. Elle organise en plus des stages durant les vacances scolaires et collabore sur une série de projets, en partenariat avec Latitude 50 et la Fédécirque.

La Fédécirque a pour but de promouvoir et de développer en Fédération Wallonie-Bruxelles la pratique des arts du cirque à travers un réseau d’écoles de cirque à finalité artistique, culturelle, éducative et sociale. Elle rassemble à ce jour une vingtaine d’écoles et reçoit un soutien de Latitude 50 à travers un accueil en résidence administrative à Marchin.

L’option en arts du cirque à l’Athénée Royal Prince Baudouin est une formation artistique qui permet
à l‘élève de développer des compétences physiques, artistiques et humaines.
Dans cette formation où la créativité est un axe majeur, l’élève pourra se
situer en tant qu’artiste, intégrer une équipe et éventuellement se préparer à
des études supérieures dans l’enseignement supérieur artistique au travers de
plusieurs disciplines : expression théâtrale et corporelle, préparation
physique musculaire et artistique, souplesse et équilibre, et techniques
spécifiques de cirque (acrobatie, jonglerie, mât chinois, trapèze…). Avec
l’obtention du CESS en fin de 6e année, toutes les orientations d’études
supérieures seront également possibles.

 

 

Ouvert à tous, le coworking de Latitude 50 cible principalement les métiers créatifs et, plus particulièrement, ceux en lien avec les arts du cirque et de la rue.

Les coworkers trouvent un espace vivant et bucolique où côtoyer d’autres travailleurs mais aussi l’équipe de Latitude 50 et celles de ses partenaires, les artistes des compagnies en résidences et les stagiaires de l’atelier décors.

Une restauration est possible sur place, Latitude 50 propose un bar à tartines du lundi au jeudi et un menu du jour chaque vendredi midi.

OFFRE

  • Un accès gratuit à une ligne internet haut débit
  • 5 postes de travail en location avec kits claviers-souris-écran et accès imprimante-scanner A4
  • Une bibliothèque spécifique sur les arts du cirque et de la rue
  • Une salle de réunion avec projecteur et écran
  • Des formations ouvertes à tous 
  • Un espace bar et une restauration quotidienne
  • Des espaces de travail et des logements en location les mois d’été


HORAIRES

  • Accès postes de travail et espace bar: lundi à vendredi 9h30 -16h30
  • Bar à tartines : lundi à jeudi 12-14h
  • Menu du jour : vendredi 12-14h


TARIFS

  • Poste de travail : 10€/jour ou 100€/mois HTVA. Gratuit artistes en résidence. Un test gratuit ? 
  • Espace bar : gratuit
  • Accès internet haut débit : gratuit
  • Restauration : soupe et pain 3€, plat 12€, dessert 3€, …


RESERVATION

 

Depuis plus de 10 ans, Latitude 50 et le Conservatoire Royal de Liège – ESACT collaborent sur de multiples sujets à l’intersection de leurs activités respectives. Chemin faisant un projet ambitieux s’est dessiné: celui de la création de modules de formation dédiés aux pratiques artistiques en espace public.

Retour sur la genèse de la collaboration avec
Nathanaël Harcq – Directeur général du Conservatoire Royal de Liège et de l’ESACT
Olivier Minet – Directeur de Latitude 50
Sara Selma Dolores – Artiste, autrice, directrice de Thank You For Coming

Nathanaël, peux-tu nous présenter le projet pédagogique de l’ESACT ?

Nathanaël Harcq

Pour commencer, l’ESACT est une école qui doute. C’est une école qui doute sur la question de la formation des élèves et sur les usages du théâtre dans le champ culturel actuel.
Nous, l’équipe pédagogique, faisons un travail important sur les représentations que se font nos élèves du jeu et du théâtre, ou encore celles des médiums utilisés par des artistes formés au jeu et à l’écriture de spectacles. L’objectif est d’éviter les représentations conservatrices, passéistes ou trop limitées de ce qu’est et a été le théâtre, pour laisser la place à ce que n’est toujours pas mais pourrait être le théâtre. Cette rupture avec tout académisme ouvre des disponibilités notamment pour les expériences en espace public.

Je pense que ce qui fait la singularité de l’ESACT dans le paysage francophone, c’est que l’on part du postulat qu’un artiste, pour être légitime à monter sur un plateau, doit avant tout avoir quelque chose à dire, avoir une nécessité à formuler quelque chose et à le mettre en forme. Et, ce faisant, chacun peut acquérir les outils qui rendent possible son art.

Justement, comment cette préoccupation pour une formation dédiée aux arts de la rue voit-elle le jour dans chacune de vos institutions ?

Olivier Minet

Il y a une quinzaine d’années, les dossiers des compagnies du secteur manquaient de dramaturgie, de recherche d’écriture pour l’espace public. Cela concernait l’ensemble du secteur mais plus particulièrement les propositions pour l’espace public.

Une réflexion s’est alors engagée avec Nathanaël à travers Théâtre & Publics et l’ESACT, cela a débouché sur des collaborations et sur la Bourse Ecriture en Campagne. L’enjeu ici était de mettre des outils en place pour renforcer le travail dramaturgique au sein de notre secteur.

La bourse a démarré en 2014 mais déjà en 2012 une première expérience de carte blanche de l’ESACT à Latitude 50 proposait un travail de recherche dramaturgique sur des formes courtes transposables en espace public.

Sara Amari

J’ai un peu inauguré la bourse. J’étais à l’aube de mon deuxième spectacle. J’étais dans la solitude du créateur exacerbée par le fait que je n’avais pas fait mes écoles ici en Belgique et que Le secteur des arts de la rue n’était pas encore très reconnu. Donc l’idée formidable d’Ecriture en Campagne, c’est celle de l’auteur expert/accompagnant. Ça m’a ouvert la porte à une rencontre assez importante dans ma vie qui est celle avec Cédric Paga / Ludor Citrik.

Nathanaël Harcq

Dans le cadre de nos cours d’histoire des spectacles / histoire comparée des arts – sur les quatre années de cursus, on essaye de sensibiliser les élèves à diverses problématiques.
Ils et elles sont invité.e.s à présenter des exposés sur une œuvre : film, carnaval, théâtre de rue, …

C’est dans le cadre de ce cours qu’il y a plusieurs années une étudiante a présenté une performance Foreigners out! Schlingensiefs Container qui se tenait dans la rue à Vienne, elle était très provocatrice, avec des sans-papiers. Son auteur, Christoph Schlingensief a été associé à la Schaubuehne.

Par la suite, nous avons choisi de partager ce travail à toute l’école, tous les pédagogues et tous les étudiants. Nous avons fait ce choix parce qu’on pense que ce ne sont pas seulement les élèves qui doivent se former et s’ouvrir l’esprit mais aussi les pédagogues.

Et il faut dire aussi qu’un certain nombre d’élèves, dans le cadre d’exercices carte blanche, ont aussi choisi de développer des projets, des recherches dans l’espace public. Donc il y a une sensibilité à ça chez les élèves.

Comment se noue le partenariat entre l’ESACT et Latitude 50 ? Quel est le lien avec Sara ?

Olivier Minet

Au sein de Latitude 50, tant au niveau des publics que des collaborations, le souhait de décloisonner, de provoquer des rencontres est bien présent, est constant.

Le monde du théâtre de salle pouvait sembler assez éloigné de nos sensibilités, de notre réalité. C’était un secteur que je connaissais peu. Faire tomber les barrières, les préjugés nous a renforcé mutuellement. La collaboration nous a en tous cas permis d’amener cette expertise dramaturgique au sein de Latitude 50.

Nathanaël Harcq

C’est une chose importante pour nous deux. Nous avions la conviction que nous avions des à priori sur le secteur de l’autre et que la seule façon de les déconstruire, de les mettre en crise, c’était de nous rencontrer et de travailler ensemble.

Olivier Minet

L’arrivée de Nathanaël au sein du conseil d’administration de Latitude 50 a été déterminante (ndlr : AG en 2011 et CA en 2018). Le projet était à un tournant, on sentait qu’il y avait ce besoin de le nourrir et d’ouvrir le champ afin de ne pas rester cloisonné sur Marchin et nos évidences.

Et puis, il y a le fait d’avoir suivi la formation à la production portée par Théâtre & Publics pendant deux ans, cela a permis de construire ces collaborations à partir d’un langage commun.

Nathanaël Harcq

Nous avions des préoccupations et des enjeux qui pouvaient se rencontrer, notamment sur la notion de production ou encore sur l’importance de se nourrir mutuellement.

C’est important que l’artiste connaisse les outils de production, qu’il soit conscient de la façon dont la production, le budget déterminent l’œuvre en devenir. L’artiste doit avoir la main sur ce qui détermine à ce point son œuvre afin d’être en capacité de la créer.

Et quand nous réalisons Ecriture en Campagne, toi tu as l’intuition que le secteur théâtral peut apporter une autre approche sur les questions de sens, nous émettons l’hypothèse que l’on peut se rendre utiles les uns aux autres et on peut identifier des objets de recherche ou des formations spécifiques à réaliser ensemble.

Ça m’anime, par exemple, quand j’assiste au festival au Burkina à Ouagadougou à la performance de Zora Snake qui va après venir dans l’école et au festival des Unes Fois d’Un Soir à Huy.

Sara Amari

Pour moi, Ecriture en Campagne, a été l’occasion de me faire rencontrer les gens qui travaillaient sur le terrain dans mon pays et, d’autre part, de mettre en dialogue les pensées de créateur seul. C’était très intense cette rencontre. La résidence a été prolongée. Cédric (ndlr Paga) devait venir deux jours. Finalement, on a fait une semaine de résidence ensemble. C’était aussi la générosité de Cédric.

A l’époque, j’étais pleine de questions et de manque de confiance. Et Cédric a pris mes outils, il les a regardé et il a dit “mais ils sont bien ces outils-là, attends un peu, essaye comme ça aussi”.

C’était aussi, plus qu’un accompagnement sur la dramaturgie de mon spectacle, deux créateurs qui se rencontrent et qui frottent leurs idées d’une forme d’artisanat.

Pouvez-vous revenir sur la situation de l’art en espace public en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Olivier Minet

On est un secteur très ouvert, c’est une force. Tout qui veut peut travailler dans l’espace public mais il est important de prendre conscience que des créateurs et buskers partagent un même espace mais pas nécessairement avec le même bagage, la même finalité. Il est parfois compliqué de défendre un secteur professionnalisé avec ce grand écart qui existe entre ces deux “métiers”.

Nous remarquons cependant depuis une dizaine d’années des évolutions au sein de notre secteur en FWB. Il y a de plus en plus d’acteurs formés dans une école de théâtre qui s’intéressent à l’espace public. Il y a aussi dans les institutions identifiées « théâtre », des propositions en espace public qui n’existaient pas auparavant. Je pense notamment au Théâtre National et au travail qui se faisait à l’occasion du festival XS ou lors du festival « Ouvertures » que nous avons accueilli à Marchin et qui sortait le Théâtre National de ses murs.

Nathanaël Harcq

Aujourd’hui, les artistes de théâtre sont très souvent amenés à pratiquer plusieurs métiers : artiste, interprète, créateur de spectacle, animateur de stage, enseignant dans une école/académie, directeur d’institution, … Et même dans plusieurs domaines : le cinéma, travailler dans l’espace public, le théâtre jeune public, le grand style, le théâtre action, …

On offre donc une formation d’acteurs et d’actrices conçue de telle manière que ceux qui le veulent ont l’occasion de se former à devenir des porteurs et porteuses de projets. Et nombreux de nos lauréat.e.s sont devenu.e.s des créateurs ou des créatrices de spectacles.

C’est important qu’un artiste puisse choisir le médium qui lui convient.

Sara Amari

Moi, j’aimerais revenir sur la question de l’art mineur. Olivier parlait un peu de la grande diversité du secteur… Et oui c’est la question de la basse extraction qui pose problème dans la hiérarchisation des arts. Et donc l’intérêt d’instiller la possibilité de la création en espace public dans les écoles supérieures, c’est la possibilité de regarder les pratiques de façon différente.

Avec la crise covid, on a beaucoup entendu qu’on est nécessaire. Et pourtant, non, en fait ! Les gens pratiquent l’art et la culture chez eux et n’ont pas besoin des professionnels. Dans la pratique en espace public, il y a une reconnaissance des pratiques folkloriques populaires et ça il faut s’en réjouir. Parallèlement, Olivier parle d’amuseur public. Là, il me semble qu’on a perdu la deuxième moitié de la poétique d’Aristote consacrée au rire. On sous-entend que le rire c’est toujours moins bien. Dans la pratique en espace public, parce qu’il est plus facile de faire corps, de rassembler par le rire que par la violence, c’est le rire qui va être utilisé plus volontiers. Parce que l’art en espace public a toujours vocation politique et que ça fait partie des outils principaux. Par contre, ça n’aide pas à sa reconnaissance.

Olivier Minet

Il n’est quand même pas facile de trouver des compagnies qui, en plus de faire rire, secouent un peu, questionnent. Lors des discussions de programmation avec Luc (Nldr : de Groeve – Les Unes fois d’Un Soir), j’insiste pour ne pas oublier les propositions familiales, je ramène ainsi cette notion d’amusement public ou de propositions accessibles à un large public. Mais il est important que ce soit construit, questionnant et pourquoi pas percutant et dérangeant.

Inévitablement, le festival Les Unes Fois d’un Soir que nous co-organisons au centre-ville de Huy, gratuit et avec un poussin comme emblème, attire aussi les familles de la région. On ne peut pas leur dire qu’il n’y a rien pour eux… Comment défendre la proposition accessible à un large public tout en étant précis, pointu dans nos choix ? Ce sont des questions au centre de notre travail de programmateur.

Sara Amari

Moi je déplore deux choses. D’abord, je déplore l’absence d’équivalent à « entertainment » des Américains pour les divertissements très pointus. Et d’autre part, je déplore la confusion entre espace public et festival. Festival c’est un espace de diffusion de créations en espace public.

Est-ce que les élèves de l’ESACT ont une vision de ce qui se fait en espace public, ont-ils une attente dans ce domaine ?

Nathanaël Harcq

Cela dépend beaucoup des individus, certains ont une expérience avec l’art en espace public et d’autres beaucoup moins. L’école n’est pas rigoureuse sur ce point, tout élève qui sort de l’ESACT n’a pas nécessairement été sensibilisé à l’espace public. Mais il aura été formé à la légitimité de son désir et au fait qu’il n’a pas à entrer dans une case. Il a une légitimité à créer les cadres qui lui conviendront. Et cela peut passer par l’espace public.

Olivier Minet

L’identité de l’école c’est aussi une équipe pédagogique et une direction qui la construit. Peut-on dire qu’il y a eu un changement dans l’équipe et parmi les élèves depuis que ces collaborations avec Latitude 50 ont commencé ? Y a-t-il un positionnement plus clair de l’école vis-à-vis des arts de la rue ?

Nathanaël Harcq

Il y a un mouvement mais pas très net. C’est réel dans mon chef mais plutôt encore au travail dans l’équipe.

Sara Amari

Je rebondis parce que j’ai été aussi élève d’une école que j’ai adoré. L’école est un endroit de préservation d’un monde extérieur, un endroit de la technique aussi. Moi j’en ai fait beaucoup et c’est formidable parce qu’elle est engrainée en moi. Je crois que pour tout le monde, il y a quelque chose de l’ordre d’un choc de réalité à la sortie de l’école. Mais elle doit rester l’endroit de la formation d’espoir, de politique, de la camaraderie facile, plus fluide ; endroit qui est un peu préservé de la cruauté du métier.

Quels sont les enjeux de formation, de professionnalisation de l’art en espace public ?

Nathanaël Harcq

Tout d’abord, je souligne que je ne voudrais pas laisser sous-entendre que s’il y avait plus d’artistes formé.e.s à l’espace public dans les écoles, il y aurait une professionnalisation de l’art en espace public. Je ne le crois pas. Les écoles ne sont pas des conditions nécessaires pour professionnaliser l’art, ce n’est pas leur job et elles n’en ont pas le pouvoir. La professionnalisation passe plutôt par la question de la rémunération.

Et, je ne pense pas que l’art en espace public souffre d’un déficit d’acteurs formés dans une école supérieure. Je ne voudrais pas qu’on se dise que pour avoir accès à l’espace public, il faut être allé à l’école. Au contraire, c’est très bien qu’une bonne partie n’y soit pas passée, notamment pour lutter contre l’académisme.

Olivier Minet

Oui, même s’il est bénéfique pour tous que des acteurs en formation dans ces écoles se frottent à un moment donné à l’espace public.

Nathanaël Harcq

On va vers une paupérisation du secteur. Comment on s’y prépare ?

Comment fait-on en sorte qu’un.e artiste ne renonce pas à produire des œuvres même s’il n’a pas l’ensemble des moyens dont il/elle pense avoir besoin.

C’est en ça que c’est important que les élèves dans les écoles de théâtres se forment aux arts de la rue. C’est l’opportunité de s’outiller pour créer des œuvres de qualité sans avoir besoin de l’autorisation de grandes institutions.

Et, à contrario, un autre enjeu c’est de donner à un.e porteur.se de projet qui a besoin de moyens, la légitimité à s’autoriser à en exiger des institutions.

Sara Amari

Je pense que c’est très important que les arts de la rue s’institutionnalisent. Si les institutions font leur travail de perpétuation et non de rigidification. Mais leurs vertus, au démarrage des arts de la rue, c’est quand même d’être hors cadre. Et le danger de cette institutionnalisation, c’est la muséification, la fin de quelque chose.

Olivier Minet

Je terminerai par un exemple qui illustre il me semble une évolution importante depuis quelques années au sein de notre secteur. Récemment, une compagnie dont les membres sont passés par une école de théâtre, m’ont présenté leur prochaine création, un processus prévu sur 3 ans. Ils travailleront au plateau 6 semaines chaque année et prendront du temps d’écriture entre les coups. Ce temps pris pour la recherche, la création est une dimension importante pour notre secteur, assez nouvelle… Il est important d’avoir des personnes d’horizons différents qui investissent l’espace public pour diversifier les propositions et nourrir les processus création. Mais il est aussi important, indispensable, que les moyens financiers accompagnent le développement important que le secteur des arts du cirque et de la rue connait depuis quelques années.

ReSEaUx

Hormis ses collaborations, Latitude 50 est également membre de différents réseaux actifs dans le secteur des arts du cirque et de la rue.

FEAS

Constituée  en septembre 2018, la FEAS rassemble aujourd’hui plus de soixante opérateurs culturels reconnus par la FWB. Institutions, centres scéniques, compagnies théâtrales, ensembles musicaux ou vocaux, opéra, compagnie de cirque ou d’arts de la rue, lieux d’accueil et de diffusion, centre de recherche, structures d’accompagnement de projets théâtraux ou chorégraphiques,  … les membres de la FEAS, de grandes ou petites tailles, sont actifs dans toutes les disciplines des arts de la scène. Etablis en Wallonie et à Bruxelles, Ils assurent des missions de création, de diffusion et  de recherche.

Aires Libres

Espace de concertation et de fédération, Aires Libres rassemble depuis 2015 plusieurs dizaines de compagnies, d’artistes, de techniciens et de structures liées au secteur des arts de la rue, des arts du cirque et des arts forains au sein d’une ASBL reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles comme ORUA (organisation représentative des usagers agréés).

Les missions d’Aires Libres se déclinent en 4 axes:
Rassembler / Informer / Mettre en réseau
Représenter / Défendre
Développer / Professionnaliser
Promouvoir

Circ’uit

CIRC’UIT est un réseau d’organismes qui partagent la passion du cirque en plein air.
CIRC’UIT est une plateforme de dialogue et d’échange pour la filière cirque. Ensemble, le souhait est de stimuler le développement de cette forme d’art.

Le travail artistique en dehors des murs du théâtre peut faire tomber les barrières et connecter un public large et diversifié. CIRC’UIT souhaite mettre en avant la puissance et la beauté de cette valeur de liaison.

Les partenaires du réseau combinent leurs connaissances et leur expérience pour déployer des efforts durables et coordonnés pour créer et diffuser des spectacles de cirque en plein air.

Cirque Plus (Bruges), Miramiro (Gand) et CIRK ! (Alost) sont les fondateurs de CIRC’UIT.

Circusnext

circusnext est un label de cirque européen : les auteurs sélectionnés par un jury européen se démarquent par leur singularité et leur créativité. Leurs œuvres interrogent, bousculent, enchantent, émeuvent.

circusnext, c’est aussi l’Europe du cirque : une plateforme d’une trentaine de partenaires de 17 pays qui se retrouvent autour de valeurs fondatrices – le repérage de talents uniques, l’accompagnement à l’émergence et à la création, la coopération européenne.

circusnext propose ainsi un programme européen d’accompagnement à la création et à la diffusion à des auteurs de cirque contemporain émergents repérés pour leurs écritures singulières.

Latitude 50 a rejoint circusnext en 2018.

Circostrada

Latitude 50 est membre de Circostrada depuis 2013.

Circostrada est un réseau européen pour les arts de la rue et du cirque, dédié à l’information, à l’observation et aux échanges professionnels. Depuis 2003, Circostrada accompagne le développement et la structuration des arts du cirque et de la rue, en Europe et au-delà. 

Comptant plus de 100 membres de 30 pays, le réseau contribue à construire un avenir pérenne pour ces secteurs en donnant aux acteurs culturels des moyens d’action à travers la production de ressources, l’observation et la recherche, les échanges professionnels, le plaidoyer, le partage de savoirs, de savoir faire et d’informations.

Territoires de cirque

Association française fondée en 2004 dans l’élan de l’Année des Arts du cirque par ceux qui deviendront six ans plus tard les premiers Pôles nationaux des arts du cirque, l’association Territoires de Cirque rassemble près de cinquante structures engagées dans le soutien à l’émergence, la création, et la diffusion du cirque. Ouvertes à toutes les esthétiques du spectacle vivant ou spécialisées, elles sont des laboratoires de recherche, scènes nationales ou conventionnées, théâtres de ville, services culturels, lieux de patrimoine, ou établissements de production.